Nos fédérations en questions-réponses: Marie-Josée Dallaire joue le jeu
Nos fédérations en questions-réponses: Marie-Josée Dallaire joue le jeu
2 juillet 2026
Par Alyssa Landry, stagiaire aux communications
N.D.L.R. Tout au long de l’été, nous mettrons en lumière les bons coups des fédérations de la CSQ. Pour cette édition, nous nous sommes entretenus avec Marie-Josée Dallaire, présidente de la Fédération du personnel de l’enseignement privé (FPEP-CSQ).
Alyssa Landry (A. L.) : Selon vous, quel a été le bon coup de la FPEP cette année?
Marie-Josée Dallaire (M.-J. D.) : C’est difficile de cibler un seul grand coup, puisque nous avons connu une année de changements à la FPEP. Nous avons, par exemple, modifié notre structure en faisant place à une personne de plus à l’exécutif. De même, nous avons amélioré notre positionnement, autant au sein de la CSQ que sur la place publique. Nous avons donc gagné en visibilité et en notoriété. Le simple fait d’avoir réussi à mettre en place tous ces changements, voilà notre bon coup!
A. L. : Quelle action de la fédération vous a le plus marquée?
M.-J. D. : Je suis fière de toutes les actions que nous avons menées au cours des derniers mois. Je pense notamment à notre stratégie de visibilité sur les réseaux sociaux, à notre positionnement médiatique, à nos initiatives pour renforcer nos liens avec les affiliés et autres partenaires. Il faut également mentionner notre mémoire sur le projet de loi 9, Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec.
A. L. : Y a-t-il une victoire ou un dossier dont vous êtes particulièrement fière cette année?
M.-J. D. : C’est certainement notre réaction dans le dossier du recours collectif intenté par un groupe de parents pour obtenir un remboursement des droits de scolarité déboursés durant la pandémie de COVID-19. Des parents prétendaient que leurs enfants n’avaient pas reçu les services auxquels ils avaient droit. Dans ce contexte, j’ai été citée à comparaitre, par l’avocat des demandeurs. La situation était plutôt particulière, car nous n’étions absolument pas d’accord avec les prétentions des parents. J’ai donc profité de l’occasion pour défendre la qualité du travail effectué par nos membres au cours de cette période difficile.
Un autre grand moment de fierté pour notre fédération est la nouvelle reconnaissance des membres de la FPEP au sein de la CSQ. À la suite des nouvelles positions adoptées par l’organisation en éducation, la Centrale affirme clairement
et fortement que le personnel de l’enseignement privé a sa place à la CSQ! Un changement de cap qui nous réjouit grandement.
A. L. : Comment la fédération a-t-elle réussi à défendre les membres cette année?
M.-J. D. : Nous les avons défendus dans plusieurs dossiers et enjeux importants qui les concernent. Parmi ceux-ci, je mentionne la nécessité du balisage de l’intelligence artificielle (IA) dans nos établissements d’enseignement. Nous avons notamment développé un argumentaire à ce sujet pour sensibiliser les directions. De plus, j’ai participé, à titre de conférencière, à un forum portant sur l’IA. J’étais accompagnée du conseiller à l’action professionnelle de la FPEP, Jean-François Paré.
Ces changements de nos pratiques et façons de faire dans les écoles, avec l’arrivée de l’IA, confirment l’importance pour les travailleuses et les travailleurs d’être bien représentés par une organisation syndicale solide, à leur écoute et en mesure de les défendre.
A. L. : Quelle initiative prise par la fédération a été la plus positive, selon vous?
M.-J. D. : Nous avons lancé sur les réseaux sociaux de courtes capsules d’information intitulées La minute FPEP pour vous informer. On y aborde différents sujets d’intérêt pour nos membres, tant sur l’organisation syndicale que sur les politiques publiques qui les concernent. Les réactions sont très bonnes, nos syndicats les partagent à leurs membres et nous recevons beaucoup de commentaires très encourageants. Nous allons certainement poursuivre la production de ces capsules l’année prochaine!
A. L. : Quel message positif retenez-vous de cette année syndicale?
M.-J. D. : J’espère que nos membres sont fiers de leur fédération tout autant que leur fédération est fière de les représenter et de porter leur voix sur la place publique. De plus, la FPEP célèbre cette année ses 40 ans; 4 décennies au cours desquelles nous avons défendu leurs droits et leurs conditions de travail, sans ménager aucun effort. La FPEP est aujourd’hui l’organisation syndicale la plus représentative du personnel de l’enseignement privé et nous en sommes très fiers.
A. L. : Si vous deviez résumer les bons coups de la fédération en un mot, ce serait lequel?
M.-J. D. : Changements.
A. L. : Quel bon coup devrait absolument être poursuivi l’an prochain?
M.-J. D. : J’aimerais beaucoup que notre fédération continue à grandir. Cela doit se faire avec les membres, de là l’importance de la tournée des assemblées générales et des affiliés, que nous ferons au cours des prochains mois. Le travail se poursuivra l’an prochain avec autant de détermination et de plaisir. Bon été à toutes et à tous!